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Les débuts

A la toute fin des années 60, Kool Herc, DJ jamaïcain, débarque dans le Bronx, à New York.

Dans ses bagages, sa platine, ses vinyles et une idée rapidement mise en œuvre : Organiser à New York des « sound systems », comme il le faisait en Jamaïque. Les « blocks parties » sont nées.

hiphop_titou_resize Au cours des années 70, ces rassemblements festifs de la communauté noire défavorisée du Bronx seront le creuset du développement du Hip Hop, mouvement positif initié par Afrika Bambaataa pour tenter de répondre aux problèmes du quartier.

En plus des graffeurs, le mouvement Hip Hop rassemble les acteurs de ces « blocks parties », que sont les DJ’s,  les MC’s (master of ceremony, qui développeront le Rap) et les danseurs.

 

Parmi ces derniers, lors de ces fêtes, certains attendent le pont musical, ou « break » pour danser… ce sont les « breakers ».

Rapidement, ces B boys et B girls développent leur danse, innovent et mettent en place une discipline aux codes tacites mais clairement définis : la Breakdance.

Parallèlement, et dès le milieu des années 60, d’autres danses se développent sur la côte ouest des Etats-Unis : le Locking, puis le Pop-Boogaloo.

Portées dans un premier temps par la même communauté, noire et défavorisée, ces « street dances » se structurent elles aussi au fil des années, sans pour autant être associées au mouvement Hip Hop.

 

La médiatisation

5A partir de 1983, plusieurs projets cinématographiques (« Wild Styles », « Beat Street », « Breakin’ 1/Breakstreet 84 » et « breakin’2 » et dans une moindre mesure « Flashdance ») réunissent à l’écran la Breakdance (historiquement seule danse Hip Hop) le Locking et le Pop-Boogaloo.

Dès lors, ces 3 styles de danses seront de plus en plus souvent indifféremment désignés sous le terme de « danse Hip Hop ».

Etroitement liée à la musique, la danse Hip Hop, culture vivante, a évolué, et évolue encore avec elle, en intégrant de nouveaux styles ou influences. Aujourd'hui, le Hip Hop New Style est venu compléter les 3 styles d'origine, dits "old school". D'autres styles de danses, comme la House Dance, le Jazz Rock... sont aussi désormais fréquemment associés aux danses Hip Hop.

En France, dès la fin des années 70, de rares danseurs ayant eu connaissance du développement du mouvement Hip Hop évoluaient au Trocadéro, à Paris. Mais cette forme de pratique était très confidentielle.

La tournée « New York City rap tour » de novembre 1982, et surtout l’émission « achipé achopé », présentée par Sidney et diffusée par TF1 à partir de janvier 1984 marquent la « naissance officielle » du Hip Hop en France, et son ascension fulgurante, en le surexposant et le transformant en phénomène de mode : de nombreuses marques diffusent à l’époque des pubs mettant en scène des danseurs Hip Hop. 

A la fin de l’année 1984, TF1 cesse la diffusion de l’émission de Sidney. Le Hip Hop retourne dans l’ombre aussi vite et brutalement qu’il en était sorti, et devient durablement underground en survivant grâce à la volonté d’une poignée de passionnés.

A partir de la fin des années 80, l’avènement progressif du rap redonnera au Hip Hop, et à la danse dans son sillage, une notoriété grandissante, et son visage d’aujourd’hui, à la fois très exposé et attaché à l’underground.

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La structuration

Présente depuis de nombreuses années dans les propositions fédérales, notamment dans le cadre des Rencontres Chorégraphiques, la danse Hip Hop bénéficie aujourd’hui d’un contexte favorable.

La volonté de la World DanceSport Federation (WDSF) d’intégrer la danse Hip Hop dans ses compétitions permet à la FFDanse de commencer à travailler pour proposer au Hip Hop une organisation sportive ainsi qu’une structuration propre.

Les raisons et les enjeux de la structuration du Hip Hop

En trente ans, la danse hip hop est devenue un mouvement culturel majeur, un mouvement en pleine ascension. Le but de la FFDanse est avant tout de contribuer à cette ascension sociale en ouvrant la pratique de la compétition à tous, tout en y instaurant un cadre fédéral, sans pour autant rompre avec les origines de la pratique. La reconnaissance sportive est donc lancée. Le but de la FFdanse n’est surtout pas de faire concurrence aux circuits du HipHop déjà existants, mais d’apporter une vision nouvelle de cette pratique à travers une approche sportive.

L’enjeu de cette structuration du hiphop au sein de la FFdanse est donc :

-        D’attribuer une reconnaissance sportive à la pratique

-        D’ouvrir la compétition au plus grand nombre. Quel que soit le niveau de pratique, l’accès à des compétitions de Hip Hop sous forme de Battles du niveau local au niveau international ou, sur un aspect culturel, les rencontres chorégraphiques.

-        Contribuer au respect de l’intégrité physique des pratiquants par la mise en place de règles sécuritaires de la pratique appliquées dans les règlements des compétitions, et au-delà dans le cadre de stages de formations pédagogiques destinés aux animateurs.

Ces objectifs permettront ainsi un accès à la compétition à des danseurs de tout niveau de pratique permettant alors d’atteindre également le monde amateur à travers la mise en place de compétitions accessible à tous. 

Depuis plusieurs années, la Fédération Française de Danse compte de nombreux pratiquants de Hip Hop parmi ses licenciés. Ceux-ci n’avaient qu’un accès aux rencontres chorégraphiques, sélectives.

Les rencontres chorégraphiques sont organisées et contrôlées par la FFDanse. Elles sont ouvertes aux danseurs amateurs et autorisent des productions scéniques de tous styles. Ces rencontres font appel avant tout à une démarche créative sans se limiter à une esthétique de gestuelle (ouverte à toute technique de danse). Elles sont axées avant tout sur l’aspect scénique et la créativité de la pratique.

Désormais, La Fédération Française de Danse souhaite développer l’aspect sportif de la discipline par la mise en place de compétitions sous forme de battles (affrontement de danseurs en face à face sous le regard d’un jury expert) lors des championnats territoriaux (du niveau départementale au niveau national). Ces battles devront répondre aux exigences d’un règlement technique et sportif qui tient compte de l’aspect sécuritaire de l’activité afin de préserver l’intégrité physique des pratiquants. Cette initiative est également portée par la structuration sportive du Hip Hop sur le plan international, en réponse à l’action mise en œuvre par la WDSF (World Dance Sport Federation).

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